L'atelier
Le métier à tisser, un outil de production à améliorer
Au Mali, ce sont les hommes qui tissent traditionnellement. Quelques femmes s'y mettent mais elles sont encore rares. A côté des métiers traditionnels qui tissent des bandes étroites qui seront ensuite assemblées, quelques métiers à grande largeur et à deux pédales ont fait leur apparition.
Pour mieux valoriser le coton malien et proposer des toiles plus variées, l'atelier mesTissages s'est équipé d'un métier à 4 pédales. Ce métier a été entièrement construit au Mali, non sans mal, il faut l'avouer. Un vieux professeur de tissage de l'Institut National des Arts du Mali a supervisé le travail.
Le tissage, un savoir faire à développer
Togola est tisserand à l'origine. Il y a deux ans, il a abandonné son métier en raison des condisions de travail qu'il trouvait insupportables, pour se tourner vers le petit commerce.
Aujourd'hui, Togola a repris son métier pour intégrer l'atelier MesTissages. Il espère évoluer avec l'atelier Mes Tissages. Habitué aux métiers à 2 cadres, Togola a très rapidement maîtrisé le métier à 4 cadres. Aujourd'hui, il produit des tissages qui font la joie de Perrine Rousseau, notre partenaire créatrice.
Une éthique, valoriser le coton bio équitable
L'objectif de l'atelier mesTissages est de valoriser le coton bio équitable produit au Mali en le transformant en produit fini. Pour assurer la variété des tissages, l'atelier mesTissages travaille avec le fil industriel produit au Mali et le fil artisanal filé par les femmes, le fil falé.
Pour assurer un approvisionnement en fil falé, l'atelier mesTissages a pour objectif d'équiper une association de femmes en rouets afin de leur fournir une activité génératrice de revenus.