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La Galerie > Artisanat équitable
L'artisanat, richesse du Mali
Depuis sa création à Bamako, en 2009, la galerie dia bè a pris le temps de tisser des liens avec les artisans qu'elle accompagne. Peu à peu, les artisans formalisent leur activité, ainsi, ils peuvent bénéficie des formations et facilités délivrées par les institutions responsables (Chambre des Métiers, Fédération Nationale des Artisans du Mali), etc...
Idrissa, le potier, a bénéficié d'un tour en métal fabriqué et offert gratuitement par Jean-Louis, un ingénieur français. Beaucoup plus stable et large que le tour en bois dont il disposait, ce tour en métal lui permet de travailler de plus grosses pièces et d'aller plus vite.
Aujourd'hui, il fait cuire ses poteries dans la cour de la concession familiale avec tous les risques de brulûres et les pathologies liées à la fumée qui guettent les enfants de la famille, mais aussi les plus grands. Ce mode de cuisson gaspille beaucoup de chaleur et donc de bois, occasionne la casse de nombreuses pièces. Bref, polluante, énergivore, peu productive et dangereuse, la cuisson des poteries doit être revue.
La galerie dia bè doit financer un four. La difficulté principale de ce projet qui met du temps à se réaliser est de trouver un bon professionnel qui saura construire le four idoine.
Ibrahima, sculpteur sur bois (à gauche), a quitté précipitamment la Côte d'Ivoire en 2010, en y laissant tous ses outils. La galerie dia bè lui a déjà financé des outils de base.
A droite, le sculpteur sur bois Adama avec la meule électrique qu'il a reçue en 2010.
Les petits menuisiers dépensent beaucoup d'argent et de temps parce qu'ils ne disposent pas de matériel pour travailler le bois. Ils sont obligés de se rendre dans des ateliers plus gros et mieux équipés pour effectuer diverses tâches.
Diabaté, le menuisier, a commené à s'équiper en scies électriques, ce qui lui permet de travailler plus vite et d'affiner son travail.
La galerie dia bè travaille avec "Zazou" depuis le début. A peine 23 ans, déjà père de 2 jeunes enfants, Zazou est formateur en couture dans une association de jeunes filles. Désireux d'ouvrir son atelier, dia bè a décidé de l'aider à réaliser son rêve. Avec ses économies, il a loué un local et acheté du petit matériel. La galerie dia bè a financé 2 machines à coudre.
Aujourd'hui, l'atelier Africa Mode paie ses impôts et forme deux jeunes apprentis: un jeune homme et une jeune fille. Zazou souhaite agrandir son atelier et récupérer le local voisin du sien. La galerie dia bè va financer deux autres machines à coudre.


Après avoir équipé l'association "Kori yelema ton" d'un atelier de filature mécanique et financé une formation, la galerie dia bè réfléchit au développement de nouveaux produits avec l'association et qu'elle pourrait distribuer à travers son réseau.
Pour un développement concret de proximité
Avec et grâce à vous, ses clients, la galerie dia bè va plus loin que des actions "médiatiques" ponctuelles et inscrit son action dans la durée.
Il s'agit maintenant de penser à développer les activités soutenues par la galerie dia bè. Pour ce faire, la galerie dia bè se donne pour objectif :
Parce que la galerie dia bè ne souhaite pas installer une relation d'assistanat avec les artisans, le financement se fait sous forme de prêt gratuit, remboursé uniquement sur les commandes passées par la galerie dia bè, le montant étant décidé à chaque fois décidé ensemble. Ceci afin que l'artisan investisse dans son outil de travail mais sans être mis en difficulté par les conditions du micro crédit. Le remboursement des prêts sont consacrés à financer le développement de l'activité de l'artisan ou de nouveaux artisans.